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Moto GP : Australie, Phillip Island
 

Casey Stoner le goéland

 

Après un retour réussi au Portugal, Casey Stoner a levé une partie des doutes sur sa forme mentale en remportant pour la 3ème année consécutive "son" GP d'Australie.

A l'instar de Rossi à Misano ou Lorenzo à Estoril, Stoner est dans son jardin à Phillip Island. C'est pourquoi dans ces conditions tout autre résultat qu'une victoire peut se révéler préjudiciable pour le moral de l'intéressé. Mais Stoner a fait le boulot et c'est tant mieux.

 
Stoner a déplié ses ailes sur Phillip Island
 

La chute dès le départ de Jorge Lorenzo a néanmoins totalement modifié la stratégie de course, notamment celle de Valentino Rossi.

En conséquence Stoner et Rossi ont joué durant toute l'épreuve au chat et à la souris laissant à chaque spectateur le choix de déterminer qui était le félin et qui le rongeur...

 

la 3ème victoire consécutive de Stoner chez lui

 

C'est Alex De Angelis qui a endossé l'habit de joker lors de cette course australienne.

Une bonne place sur la grille, la chute de Lorenzo, un groupe derrière qui perd un temps précieux à s'arsouiller et le tour est joué pour le gaffeur de Misano qui peut maintenant demeurer la tête plus haute dans la catégorie reine.

 
De Angelis retrouve des couleurs...
 

Pas de galère pour Randy De Puniet à Phillip Island, mais au contraire une bonne arsouille avec un Marco Melandri, tueur involontaire de mouette lors des essais et revigoré par l'air du large.

Malheureusement le dernier mot est revenu à Marco qui termine à la 7ème place devant le français 8ème.

Il en résulte un embouteillage de 6 pilotes qui se tiennent en 6 points de la 7ème à la 12ème place. De Angelis, De Puniet et Capirossi sont à égalité avec 101 points, Melandri suit avec 100, Elias avec 96 et enfin Vermeulen avec 95.

 
Randy De Puniet revient au combat
 
 
warm up
la marque verte
 
 
Moto GP
la grille de départ - 27 tours - 120 km - moyenne 175 km/h - 16 °
 
sommaire
 

Casey Stoner est resté maître chez lui à Phillip Island bien que de justesse face à un Valentino Rossi accrocheur. Dani Pedrosa complétant cette première ligne.

Randy De Puniet est en 3ème ligne après avoir réalisé le 8ème temps.

 
la livrée de la Ducati de Stoner à Phillip Island
 

Dani Pedrosa réalise un nouveau hole shot suivi par Casey Stoner et Valentino Rossi alors que dans le même temps le cosmonaute se satellise...

Je veux parler de Jorge Lorenzo qui imite Alex De Angelis, et mériterait les mêmes réprobations que celles adressées au San Marinai à Misano, d'autant plus que c'est encore ce pauvre Nicky Hayden qui en fait les frais.

 
nouveau hole shot de Pedrosa
 

Percuté par Lorenzo, Hayden est obligé de tirer droit dans l'herbe, avant de repartir bon dernier.

Quant à Lorenzo il essaie de récupérer la situation avant de riper de l'avant et de finir lui aussi dans l'herbe mais pour un abandon pur et simple.

Autant dire que la physionomie tactique de la course est totalement bouleversée dès le départ!

 
Lorenzo freine trop tard et percute Hayden
 

Dès le 1er tour Stoner attaque Pedrosa, sans succès, mais ce n'est que partie remise.

Car dans le tour d'après la Ducati passe la Honda sans coup férir.

 
Stoner fait l'intérieur à Pedrosa
 

Rossi tente de profiter de l'opportunité dans la foulée mais sans y parvenir.

Ce n'est que quelques virages plus loin à Southern Loop (le droit dans la grande descente) que Rossi s'empare de la seconde place.

 
et Rossi l'imite peu après
 

A partir de là vous prenez les 4 premiers et vous avez l'arrivée d'un GP plus tactique que réellement saignant. A deux GP de la fin et après la chute de Lorenzo il s'agit de ne pas faire de boulettes.

Ou pour employer le langage de Rossi, de ne pas faire d'ânerie.

 
et voilà le podium final
 

Au fait le 4ème n'est autre que De Angelis. Après avoir judicieusement pris la roue du Dottore lors des essais et claqué un très bon temps dans la foulée, De Angelis s'était trouvé propulsé en seconde ligne.

Restait à confirmer en course.

 
De Angelis tire profit de ses bons essais
 

Derrière son coéquipier, Toni Elias tente lui aussi de faire parler la poudre en menant un sacré groupe composé également d'Edwards, Dovizioso, Kallio, De Puniet, Melandri et le malheureux Toseland.

 
Elias à l'attaque devant Kallio
 

James Toseland qui hérite (comme à Laguna Seca) d'un ride through, autrement une pénalité synonyme de passage par les stands à petite vitesse pour cause de départ anticipé.

Toseland met plusieurs tours à obtempérer mais ne commet pas la même erreur qu'aux Etats Unis où il avait fini par hériter d'un drapeau noir!

Au moment de son passage par les stands le britannique ne se gêne pas pour réfuter du doigt cette pénalité injustifiée selon lui.

 
un nouveau sévère ride through pour Toseland
 
 
1ère mi temps
 
bien sages
 
 
encore 20 tours
 

Devant Casey Stoner mène la course avec quelques longueurs d'avance sur Rossi tandis que Pedrosa et De Angelis, pas si loin que ça de l'espagnol, sont distancés.

 
Stoner devance Rossi
 

L'affrontement... à fleurets mouchetés, entre Rossi et Stoner prend une drôle de tournure sans qu'on puisse dire qui est réellement le chat et qui est la souris.

 
Stoner et Rossi dans l'azur de Phillip Island
 

Plusieurs fois à hauteur de Stoner l'italien ne donne pas (ou ne peut pas donner) le coup de rein nécessaire pour finaliser son dépasement...

Chaque supporter de l'un ou l'autre appréciera à sa façon ce petit jeu parfois troublant il est vrai.

 
Rossi a souvent donné l'impression de pouvoir doubler Stoner
 
 
encore 15 tours
 

Les inconditionnels de Rossi diront après la course que Valentino aurait pu doubler sans problème à plusieurs occasions.

Les admirateurs de Stoner prétendront que c'est l'australien qui s'est amusé avec Valentino, le prenant à son propre jeu et le contrant là où ne s'y attendait pas.

 
qui est le chat et qui est la souris?
 

Ce qui transparait de manière assez claire c'est que Rossi ne tente pas le diable, ni ne se dépouille pour conquérir la 1ère place.

Parfois il montre sa roue avant à Stoner et d'autres fois c'est Stoner qui lui fait admirer à son tour sa roue arrière. Sans qu'on puisse déterminer clairement qui est le chat et qui est la souris.

A chacun de trancher et fonction de son ressenti.

 
un beau duo de champions
 

Toujours est-il qu'il est indéniable que la chute prématurée de Lorenzo permet à Rossi de faire une excellente affaire, mathématiquement parlant, au général.

Et ça au moins c'est un fait avéré!

 
Rossi sur le chemin de la bonne affaire
 

Derrière les 3 galactiques et l'homme arc en ciel (De Angelis), Colin Edwards s'est extirpé du gruppetto de poursuivants tandis qu'Elias a lâché l'affaire.

 
Edwards a distancé son groupe
 
Si on soustrait également Toseland qui a du s'arrêter pour purger sa pénalité, il n'en reste plus que 4 : Kallio, Dovizioso, De Puniet et Marco Melandri dont la Hayate Kawasaki retrouve des couleurs sur ce circuit des antipodes.
 
Dovi et Kallio chassent la 6ème place
 

Marco Melandri gagne une place au sein de ce groupe aux dépends de Randy De Puniet sur un beau dépassement, à l'intérieur et au cordeau, ponctué par une non moins belle accélération pour parachever sa manoeuvre.

De la belle ouvrage!

 
Melandri fait un bel intérieur à Randy
 

Une fois de plus Dani Pedrosa va faire la course tout seul. Ce n'est pas ce qui lui déplait le plus.

Verre à moitié plein ou à moitié vide? Toujours est-il que si l'on peut reprocher à l'espagnol de ne pas suffisamment s'accrocher aux hommes de tête, il n'en demeure pas moins que personne de l'arrière (De Angelis ou Edwards) n'est non plus en mesure de revenir sur la Honda du HRC!

 
Pedrosa roule tout seul
 
 
2ème mi temps
 
fly babes
 
 
encore 10 tours
 

Stoner mène toujours et Rossi fait toujours l'élastique avec même une petite erreur de trajectoire à la clé et un bout droit sur les vibreurs qui n'est pas sans rappeler l'erreur fatale de Lorenzo à Donington.

Pluis de peur que de mal pour l'italien qui rétablit la situation et poursuit sa course à distance raisonnable de l'australien cette fois-ci!

 
et une erreur de traj' de Rossi une...
 
Alors que Pedrosa prend un tour à Hayden, Lorenzo sort de la clinique mobile avec un beau pansement (genre protection solaire) sur le nez consécutif à son alunissage dans les graviers après que la visière de son casque se fut arrachée dans sa chute!
 
Lorenzo ne fait pas le clown mais sort de la clinique mobile
 
 
encore 5 tours
 

On voit mal Rossi tenter quelque chose dans les 5 derniers tours au risque de tout perdre.

Mais on ne perd pas au change car le pilote Yamaha comme le pilote Ducati vont nous gratifier d'un beau festival de glisse de l'arrière nous faisant oublier le gentlemen agreement tacite qui semble les unir.

 
ils ne s'arsouillent pas mais compensent par un festival de glisse
 

Point de trève cependant entre Melandri et De Puniet.

Il ne faut pas oublier que les deux pilotes sont roue dans roue au classement général : 93 pour le français et 91 pour Melandri avant l'Australie.

On comprend mieux l'enjeu qui les oppose.

 
Melandri et Randy à la lutte
 

Les deux pilotes de tête nous gratifient toujours d'un superbe spectacle.

Et dans ces circonstances on pourrait dire que la blanche Ducati de Stoner glisse sur l'asphalte de Phillip Island à l'instar des goélands qui évoluent en planant au-dessus de ce circuit marin... (ouf, lol)

 
le ballet de Stoner et Rossi se poursuit
 
 
dernier tour
 

Après un dernier tour tout en glisse Stoner franchit la ligne en vainqueur.

Mission accomplie pour l'australien déjà vainqueur, rappellons le, en 2008 et 2007 sur son circuit fétiche de Phillip Island.

Rossi exulte ouvertement en finissant second tandis que Pedrosa fait 3 et que De Angelis constitue un surprenant 4ème.

Enfin Randy ne parvient pas à gagner son duel avec Melandri et doit se contenter de la 8ème place derrière l'italien

 
la victoire pour Stoner
 
 
le podium
 
1. Stoner - 2. Rossi - 3. Pedrosa

 

 
1er Casey Stoner
 
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Ce n’a pas été notre année pour le championnat et c’est un peu décevant, mais nous avons au moins réalisé de bonnes performances et appris de nombreuses choses. Ce n’est pas si mal au final.

 
 

Nous avons obtenu un bon résultat à notre retour au Portugal. Jorge (Lorenzo) était trop rapide ce jour là mais nous avions presque le rythme pour remporter la course, et nous sommes fiers du team qui est revenu si rapidement.

Cette course, après l’échauffement au Portugal, n’était que la suite logique.

 
 

Nous avons manqué d’adhérence tout le week-end et nous avons essayé de faire en sorte que la moto accroche mieux en sortie de virage, mais je pense que tout le monde a eu des problèmes similaires.

Nous avons donc fait de notre mieux pour la course, et la moto fonctionnait très bien.

 
 

Physiquement, j’étais au même niveau du début à la fin, et je suis très content de la façon dont tout s’est déroulé.

Particulièrement au niveau de mon corps; à chaque tour, j’allais au delà du niveau où je ne pouvais plus continuer avant.

 
 

Ça m’a redonner le sourire, et j’ai profité de chaque tour après ça.

C’était génial d’être de retour ici, et je remercie Malboro de m’avoir permis d’utiliser cette livrée, ainsi que mon team et tous ceux qui m’ont soutenu.

Cette troisième victoire ici est une excellente manière de terminer l’année pour moi.

 
 
 
 
2ème Valentino Rossi
 
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J’ai vu sur ma board que Lorenzo était ‘out’, alors j’ai essayé de gagner.

Casey avait un bon rythme, mais ma moto était performante alors j’ai essayé de le suivre à 100%, mais je devais aussi penser à ne pas faire d’erreur pour le championnat après la chute de Lorenzo.

 
 

C’était une belle bataille.

J’ai essayé, à un certain moment j’ai pu attaquer, mais au final c’était trop risqué et Casey a fait une excellente course.

Ces vingt points sont importants pour mon championnat.

 
 

Je remercie Yamaha et toute mon équipe parce que nous avons bien travaillé ce week-end et nous avons désormais un avantage de 38 points avec seulement deux courses restantes, alors nous essayerons de faire mieux la semaine prochaine à Sepang.

 
 

Avec 38 points, je pense que c’est possible d'être couronné en Malaisie.

Sepang est un excellent circuit, l’un de mes favoris, je l’aime beaucoup.

La Yamaha est très performante là-bas d’habitude, alors je suis assez confiant.

 
 

Nous devons rester concentrés.

Nous avons la première balle de match pour le championnat et nous devons travailler pour essayer d’améliorer le résultat. C’est l’une des meilleures secondes places de ma carrière.

 
 
 
 
3ème Dani Pedrosa
 
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J’ai fait de mon mieux pour être plus rapide mais ils allaient vite.

Le rythme était incroyable ; beaucoup plus élevé que durant les essais, et je n’ai pas pu suivre.

Malheureusement, c’est un point décevant pour moi, mais j’étais troisième en qualifications malgré ma chute alors ça va.

J’essayerai de progresser pour la prochaine course.

 
 

Nous ne sommes pas si mal sur certaines pistes, et j’espère donc que nous pourrons améliorer nos performances.

Stoner pilote très bien, alors je ferai de mon mieux et nous verrons ce qui arrive parce qu’il reste encore deux courses.

 
 
 
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Edwards grapille 1 point
Colin Edwards 5ème - James Toseland 14 ème (pénalité)
 

Imperturbable Colin Edwards affiche une régularité impressionante en alignant une nouvelle place de 5ème à Phillip Island.

On peut juste regretter que le pilote Tech 3 ne devance Dovizioso, son concurrent direct au général, que d'une seule place.

 
Colin Edwards
 

Mais en Australie De Angelis avait (enfin) décidé de faire (re)parler la poudre et surtout son talent pour priver Colin d'un meilleur classement.

Et comme Dovi a serré les rangs derrière Edwards ne reprend qu'un petit point au pilote du HRC.

 
en voiture Colin
 

Tout comme à Laguna Seca James Toseland a été pénalisé par un "ride through" pour départ anticipé.

James ne mérite pas cela mais sa fin de saison est difficile. Gageons qu'il profite des deux dernier GP pour sauver l'honneur en quelque sorte...

 
James Toseland
 
Hervé Poncharal

Un nouveau bon week end à mettre au crédit de Colin Edwards qui a réalisé une super course.

S'il avait effectué un meilleur départ je suis certain qu'il aurait pu aller chercher De Angelis.

 
Hervé Poncharal (à gauche)
 
Hervé Poncharal

Ses chronos étaient meilleurs que ceux de De Angelis et cela aurait fait une belle arsouille. Malheureusement on a repris qu'un point à Dovizioso, mais la lutte pour la 5ème place continue...

 
Guy Coulon à la manoeuvre
 
Hervé Poncharal
Bien évidemment je suis très déçu pour James. Nous sommes allés voir la Direction de course pour visionner le départ. Et nous avons constaté qu'il s'agit d'une décision vraiment très sévère même si nous devons nous y conformer.
 

James Toseland
 
 
le site de Randy de Puniet
 
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la dernière ligne droite
8 ème
 

La bagarre finale a débuté à Phillip Island et c'est serré puisque 6 pilotes peuvent encore prétendre à la 7ème place.

Randy De Puniet fait partie de ceux-là. Mais le challenge sera difficile car parmi De Angelis, Melandri, Capirossi, Elias et Vermeulen il y a de sérieux clients!

 
 

Chaque détail technique va "compter double" et les mésaventures du Portugal et de l'Australie avec un arrière instable en fin de course ne doiventpas se reproduire si Randy veut battre ses concurrents directs.

 
 

J’ai pris un départ moyen, même si je pointais dans le top dix au premier tour.

Je suis ensuite resté bloqué dans le groupe où il y avait Elias, Kallio, Dovizioso.

Dans la bagarre, j’ai perdu pas mal de terrain sur le groupe de devant.

 
 

Et puis j’ai réussi à les passer et à faire de bons chrono, du coup je me suis retrouvé sixième.

Le problème, c’est qu’à partir du dixième tour, mon pneu arrière s’est pas mal dégradé, ce qui a eu pour conséquence que le groupe dont je m’étais débarrassé m’est revenu dessus.

 
 

Ensuite je me suis fait passer par Dovi, Kallio et Melandri, et je me suis retrouvé neuvième.

J’ai réussi à reprendre la huitième place à Kallio, mais j’ai buté sur Melandri, qui du coup me rejoint au classement général.

 
 

Au final, je suis un peu déçu car j’ai encore eu des soucis de grip et je pense que sans cela il y avait moyen pour moi de terminer sixième.

L’enjeu pour les deux courses qui restent est de prendre la septième place au général, mais aussi de résoudre ces problèmes de grip à l’arrière que je connais depuis plusieurs courses.

 
 
 
250
Marco est toujours vivant!
la grille de départ - 18 tours - 80 km - moyenne 169 km/h - 14 °
 
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Marco Simoncelli ne renonce jamais! Ce qui a pour conséquence de mettre une sacré pression à ses adversaires qu'il s'agisse de Bautista ou d'Aoyama.

En Australie Bautista a chuté (craqué). L'espagnol réédite ses erreurs de 2008. Mauvais présage pour sa future montée en Moto GP où le mental constitue toujours une des données essentielles du résultat.

 
le champagne coule toujours à flots pour Marco
 

A l'inverse Aoyama a joué de malchance. La course ayant été interrompue après la chute de Locatelli, (et celle de Cluzel, néanmoins miraculeusement 4ème) alors que le japonais n'occupait que la 7ème place.

Ceci dit il est peut-être temps pour Aoyama de ne plus seulement compter sur sa belle régularité. Car même si le panache de Simoncelli demeure plus risqué (comme ce fut le cas à Misano) il est nettement plus dispensateur de gros points!

 
Aoyama malchanceux mais la chance ça se provoque aussi
 

Dans la continuité de sa bonne course portuguaise (avant de chuter) Raffaele De Rosa a réalisé la pole devant Simoncelli, Aoyama et Alex Debon.

Mike Di Meglio, 6ème temps, part en seconde ligne, Jules Cluzel, 12ème temps, part en 3ème ligne. Enfin Valentin Debise, crédité du 22ème temps s'élance en dernière ligne.

 
la pole pour De Rosa
 

C'est Alex Debon qui réalise le hole shot mais qui ne conserve pas son avantage au delà des 1ers virages.

En effet l'espagnol tire tout droit dans l'herbe, réussit à rester sur ses roues mais s'en est finit des avant postes pour lui.

 
Debon en tête l'espace de quelques virages
 

Du coup Debon abandonne le commandement de la course à Marco Simoncelli qui n'en demandait pas tant. L'italien est suivi de Barbera, Faubel, Aoyama, De Rosa, Wilairot, Cluzel et Pasini.

 
Simoncelli au commandement
 

Le pilote le plus en vue lors de ces premiers tours n'est autre que Jules Cluzel qui se permet de dépasser Wilairot et Aoyama et enfin Faubel. Un Jules Cluzel blessé après une chute impressionante à 200 km/h : bilan métarcarpe de la main gauche cassé... et Jules roule quand même

 
et Jules Cluzel qui brille va dépasser ici Faubel
 

En tête de la course Simoncelli continue de mener les débats en toute quiétude car l'italien n'a pas à repousser la moindre petite tentative d'attaque.

Son adversaire direct Barbera se contentant de suivre le train d'enfer de l'italien.

 
Simoncelli assure
 
 
encore 20 tours
 

Un rythme qui a commencé a étirer ce peloton puisque De Rosa accuse quelques longueurs de retard tandis que Bautista a réussi à remonter sur Cluzel et à dépasser le français à la faveur de la ligne droite.

 
Bautista revient fort
 

Derrière ce groupe de 5 pilotes c'est Mike Di Meglio qui donne la chasse pour essayer de ramarrer.

 
Mike Di Meglio en tête des poursuivants
 
Si Marco Simoncelli conserve toujours son leadership, derrière Bautista et De Rosa sont revenus alors que Jules Cluzel a lâché prise et se trouve maintenant dans la ligne de mire de Mike et d'Aoyama...
 
Di Meglio revient sur Cluzel
 
 
encore 15 tours
 
Jules Cluzel perd lentement du terrain sur le groupe Di Meglio, Aoyama, Abraham, Faubel. A ce rythme la jonction est inévitable. Elle intervient à 13 tours de l'arrivée. Mike Di Meglio profite d'une petite faute de trajectoire de Jules pour le passer à l'intérieur.
 
Jules écarte et Mike passe facile à l'intérieur
 

Aucune évolution dans le quatuor de tête. Barbera n'a toujours pas osé attaquer Simoncelli. Et c'est Bautista qui se secoue pour disposer d'abord de De Rosa avant d'attaquer et de dépasser Barbera.

 
Bautista a passé De Rosa et Barbera
 
 
encore 10 tours
 

Mais au moment où Bautista s'est suffisamment rapproché de Simoncelli au point d'envisager une attaque, l'espagnol se fait surprendre par Barbera.

Même si Alvaro reprend l'avantage peu après il lui faut de nouveau mener une course d'approche pour recoller à Simoncelli qui a profité de la passe d'arme pour reprendre quelques mètres d'avance.

 
Barbera ne se laisse pas faire
 

Contrairement à ce qu'on aurait pu croire Jules Cluzel ne s'est pas démonté après avoir été rejoint par son compatriote. Jules s'est accroché à la roue de Mike et a ainsi pu conserver son avance sur Aoyama.

 
Di Meglio emmène Cluzel
 

Hélas, tout comme l'an dernier Alvaro Bautista délivre une nouvelle preuve de son mental friable.

L'espagnol part à la faute et repart alors qu'il possédait une superbe occasion de revenir sur Aoyama au général.

 
Valentin Debise fait l'intérieur à Bautista après la chute de ce dernier
 
L'incident a fait exploser le groupe de tête. Marco Simoncelli est désormais seul devant avec une confortable avance sur la paire Barbera - De Rosa.
 
Simoncelli seul en tête dorénavant
 
Alors qu'on pensait Cluzel solide au poste, l'arrière du français se dérobe juste assez pour embarquer Jules dans un highside qui le contraint à l'abandon.
 
Jules tente de repartir mais en vain
 

Mais aujourd'hui la chance est du côté de Cluzel.

Quelques secondes après la Direction de course sort le drapeau rouge, signal de la fin de GP. Et comme ce sont les places acquises dans le tour précédent qui sont retenue eh bien Jules Cluzel se classe 4ème malgré sa chute.

 
drapeau rouge et Jules conserve le bénéfice de sa 4ème place
 

Une interruption de course due à la chute spectaculaire de Roberto Locatelli le coéquipier de Marco Simoncelli qui est évacué sur une civière. Heureusement plus de peur que de mal pour le pilote Gilera.

 
on a eu peur pour Locatelli
 

Les trois premiers : Simoncelli, Barbera et De Rosa font une excellente affaire, de même que Jules Cluzel et Mike Di Meglio qui se classe 5ème.

 
Simoncelli, Barbezra, De Rosa
 
L'affaire est toute autre pour Aoyama classé seulement en septième position et qui voit Simoncelli revenir à grand pas sur lui au général. Avec 215 points Marco a maintenant doublé Bautista 198 et n'est plus qu'à 12 points des 227 d'Hirosho Aoyama.

La fin du championnat s'annonce très serrée!

 
une fin de championnat sous tension puor Aoyama
 
 
le podium
 
1. Simoncelli - 2. Barbera- 3. De Rosa
 
 
les français
 
Jules Cluzel 4ème
Jules Cluzel devant Mike et Wilairot
 
Mike Di Meglio 5ème
 
Valentin Debise termine 19ème
 
 
125
Julian Simon champion 125
la grille de départ - 23 tours - 102 km - moyenne 161 km/h - 15°
 
sommaire
 

Ca y est c'est fait Julian Simon a enfin décroché le titre auquel il court d'une catégorie à l'autre depuis si longtemps. Après sa "montée" en 250 l'an dernier, Simon avait courageusement repris le guidon d'une 125 pour tenter de décrocher le Graal.

Après des essais hivernaux au dessus du lot le chemin de l'espagnol n'a pas été un long fleuve tranquille. Parfois étourdi Simon a laissé échapper quelques gros points jusqu'à insinuer le doute dans l'esprit des observateurs.

 
le titre est dans la poche
 

Mais Aspar Martinez veillait sur son poulain. Remarquablement conseillé Julian Simon a recouvré toute sa lucidité et enchainé les bonnes courses jusqu'à son gadin portuguais alors que le titre l'attendait déjà.

On pouvait craindre le pire pour cette course australienne après l'erreur d'Estoril. Mais encore une fois Julian a parfaitement redressé la barre et mené sa course de main de maître pour décrocher un titre de champion du monde 125 amplement mérité.

 
et le tigre Simon peut rugir de plaisir
 

Période faste ou éclosion d'un nouveau talent? Toujours est-il que Pol Espargaro marque la fin de saison de son empreinte. Avant de tirer des plans sur la comète souvenons-nous de la belle fin de saison de Bradl en 2008 et de son actuelle saison 2009 décevante.

Derrière Espargaro en pole on retrouve à ses côtés Terol, Simon et Corsi.

Johann Zarco n'a pu faire mieux que le 19ème temps et s'élance donc de la 5ème ligne.

 
la pole pour Pol Espargaro
 

C'est Terol qui réalise le hole shot avant de se faire subtiliser la tête de la course dans le 1er tour par Pol Espargaro.

C'est mal parti pour Julian Simon qui se retrouve englué dans le peloton en 8ème position derrière Smith, Corsi, Marquez, Iannone et Vasquez.

 
le hole shot pour Marc Marquez
 

Par chance pour Simon ils sont quatre devant à s'arsouiller pour la 1ère place. Corsi qui mène la course après avoir dépassé Espargaro, Smith et Terol.

Du coup le petit groupe de Simon avec Iannone et Vasquez peut recoller sans trop de difficultés.

 
Corsi 1er vrai leader de la course
 

Un petit peu plus à son aise dans ce groupe de sept, Julian Simon ne prend pas le moindre risque, laissant Espargaro, Corsi et Iannone s'expliquer devant, ne voulant pas suivre l'exemple de Bradl qui a du abandonner prématurément après avoir chuté!

 
Simon ne force pas outre mesure en début de course
 
 
encore 15 tours
 

Espargaro et Corsi ont pris quelques longueurs d'avance alors que Smith mène la chasse en compagnie de Vasquez.

Une chasse payante puisque Bradley Smith non seulement recolle mais en plus il prend l'avantage sur Espargaro et Corsi et prend la tête du GP.

 
Espargaro mène en compagnie de Corsi
 
 
encore 10 tours
 

Ils sont toujours 7 devant mais petit à petit Julian Simon est arrivé à remonter dans le sillage de son coéquipier Bradley Smith avant de le passer dans la ligne droite.

Une sacré performance au milieu de cette forêt de motos aux performances similaires.

 
Simon à la manoeuvre
 

La prise de commandement de Simon est nette et sans bavure.

Aucun pilote ne réussit réellement à le suivre jusqu'à ce que le dépassement d'un attardé permette à Smith de revenir pour entamer une belle arsouille avec son coéquipier.

Les deux hommes s'échangent alors le leadership.

 
Smith devant Simon pour le début d'une belle arsouille
 
 
encore 5 tours
 

C'est Smith qui attaque en tête les 5 derniers tours avec Julian Simon dans sa roue.

Les pilotes Aspar ont fait le trou! Sauf incident la victoire va se jouer entre eux

 
Smith entrevoit la victoire
 

Sandro Cortese a beau pousser et emmener le groupe des poursuivants, Smit et Simon conservent leur avance.

Il faut dire qu'intelligemment Simon n'attaque pas son coéquipier et se laisse emmener par Smith vers le titre mondial.

 
Simon reste calé dans la roue de Smith
 
 
dernier tour
 

Smith mène toujours la course à l'entame du dernier tour. L'anglais est toujours talonné par Simon.

Est-ce la pression? Toujours est-il que Smith comment une petite erreur qui l'écarte de la trajectoire et ouvre grand la porte à Julian Simon qui s'envole à la fois vers la victoire doublée d'un titre amplement mérité.

 
Smith écarte et Simon passe
 
 
le podium
 
1. Simon - 2. Smith - 3. Cortese
 
 
les français
 
Johann Zarco termine 16 ème
 
 
Quentin Jacquet (ne prend pas part à la course)
Quentin s'est fracturé la clavicule au warm up en évitant un pilote tombé sous ses roues
 
 
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