ENDURANCE – Portimao, le CR de Véronique Sauvage (photos HD)
Après un périple qui l’aura conduite du Portugal à la Hongrie en passant par la Croatie, le tout sous des températures souvent caniculaires Véronique Sauvage nous retrace sa vision de la 2ème manche du championnat du monde d’Endurance qui se déroulait pour la toute première fois sur le circuit de Portimao au Portugal
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L’autodrome International d’Algarve à Portimao, long de 4592m et ouvert depuis 2009, accueille sa première course du championnat du monde d’Endurance FIM EWC.
30 équipages sont engagés pour cette 2ème épreuve.
Le format horaire est un peu inhabituel.
Les essais qualificatifs se déroulent le jeudi de 13h00 à 14h20 puis de 20h00 à 21h30 pour ceux de nuit.
Le vendredi, nouvelles séances d’essais de 10h00 à 11h20 puis à 18h00 débute le warm up.
Durant cette longue coupure, il n’y aura que les 25mn d’essais libres de la seule course annexe.

Les 12 heures se déroulent le samedi avec un départ en épi à 9h30 après les essais qualificatifs de la 250 Moriwaki Cup.
Cette course annexe aura lieu le dimanche.
Le circuit est situé à une vingtaine de km des plages et de la ville de Portimao.
Il est vallonné ce qui le rend spectaculaire pour le spectateur mais très technique pour les pilotes.
Il est aussi éprouvant tant pour les organismes que pour les machines en raison notamment de la chaleur et du vent.
Le spectateur a l’embarras du choix pour les tribunes, certaines permettant de voir le quasi-totalité du circuit.

Lors de la première séance qualificative le YART a signé le meilleur temps devant la Kawasaki n°11 et le GMT 94.
Broc Parkes a le meilleur chrono en 1’46.651, mais on retrouve également dans la même seconde le SRC, le GMT94, la Honda n°5 du FCC TSR, le SERT et le team privé Parkalgar Racing Team de Miguel Oliveira (portugais et vice champion du monde 2015 moto3).
Le premier team SST est le team 3 Art Yam avenue n°36 en 7ème position suivi par Louit Moto 33 Traqueur en 11ème place, le Junior team Le Mans Sud en 14ème et le Yamaha Viltais Expérience 15ème.

Lors des essais vendredi les chronos s’améliorent, mais de nombreux pilotes chutent heureusement sans gravité.
La Kawasaki n°11 décroche la pole position en 1’46.257 à la moyenne des 3 pilotes devant la Yamaha n° 7 et la Honda n° 5.
Le pilote français Alan Techer, bien qu’annoncé dans le team FFC, sera remplacé par l’américain Patrick Jacobsen qui, pour sa part, connait le circuit pour y avoir disputé les courses de mondial supersport.
Malgré une grosse chute aux essais libres, le plus rapide reste Miguel Oliveira avec un chrono de 1’45.157 qui lui permet de classer son team à la 5ème place derrière le GMT94 mais devant le SERT.

La première moto stock est 7ème. Il s’agit de la Yamaha n°36 qui devance notamment les EWC n°8 (8ème), 50 (9ème), 14 (10ème) et 111 (14ème).
Les autres SST sont la Kawasaki n°33 (11ème), la Yamaha n°333 (12ème) la Suzuki n°72 (13ème). A la moyenne des 3 pilotes, on constate un écart de moins d’un ¼ de seconde entre ces 3 machines
Au vu des essais, la course promet d’être haletante.
Les essais libres de la course annexe et le warm-up se déroulent en fin d’après-midi et clôturent ce vendredi après-midi.

Samedi à 9h30, le départ est donné sous le soleil devant un public peu nombreux.
Les 12 heures sont parties sur un rythme endiablé sans jamais perdre en intensité que ce soit en EWC ou en SST.

Le leader change régulièrement au fil des tours ou des ravitaillements même si aux différentes heures de couse, le pointage fait apparaitre la GMT94 en tête.
Cela permet au GMT94 de remporter les points bonus de la 8ème heure.

L’écart entre les motos de tête n’est jamais très important ce qui laisse la place à l’incertitude sur le nom du vainqueur et rend la course palpitante.
Le SERT, qui ravitaille moins souvent que ses concurrents (12 fois contre 13 pour le GMT94), grappille des secondes.
A la 11ème heure, le SERT pointe à la 1ère place.

Mais David CHECA fait tout pour repasser en tête.
Pourtant auteur du meilleur départ, Grégory Leblanc au guidon la Kawasaki n°11 ne peut maintenir le rythme élevé en raison notamment de l’usure des pneumatiques.
Il sera également victime d’une panne d’essence puis d’une casse moteur qui signera l’abandon de la machine.

Bien que n’ayant pas franchi la ligne d’arrivée, Miguel Oliveira a toutefois marqué les esprits pour cette première participation en endurance en signant le meilleur temps aux essais puis en course.
Au final, il y aura 7 abandons (18 / 333 / 29 / 69 / 2 / 67 / 11) et 3 non classés (46 / 14 / 44) sur 30 engagés soit sur problèmes mécaniques soit sur chute.
La nuit tombe sur Portimao et les écarts se resserrent entre les motos de tête.
La tension est palpable au sein des teams.
David Checa finit par l’emporter sur Etienne Masson pour 81 millièmes.

C’est le plus petit écart de l’histoire de l’endurance.
Le 3ème est le team Honda Endurance Racing à 4 tours.

C’est l’explosion de joie au sein du GMT qui repart de Portimao avec le carton plein de points, ce qui compense en partie le mauvais résultat du Mans.
La bonne opération au classement général est pour le team April Moto Motors Event qui en terminant 5ème prend la tête du championnat.

Côté SST, la course est tout aussi palpitante.
Le Tati Team Beaujolais Racing est en tête de sa catégorie du début à la fin de la course mais le Junior Team et le Völpker NT 48 by Schubert Moto sont en permanence sur ses talons dans le même tour.
La machine n°4 remporte la victoire devant la 48 à 29 secondes et la 72 42 secondes.

Elles sont respectivement au scratch 6, 7 et 8ème .
Prochains rendez-vous :
Suzuka le 31 juillet et Oschersleben le 27 aôut pour la clôture du championnat.

