NORTON is back – la présentation du retour de la marque

Norton is back ! Comme pour bien des marques « patate chaude » que des investisseurs avisés se transmettent périodiquement en croyant avoir déniché la bonne affaire, ce n’est pas la première fois qu’on entend ce refrain. Et on s’en souvient, la dernière expérience en date avait plutôt mal tourné : le flamboyant Stuart Garner avait fini en prison et sa 961 Commando n’avait pas laissé un souvenir impérissable.
 
Atlas
 
Tout devrait changer cette fois-ci, car l’investisseur n’est autre que TVS, troisième plus gros constructeur de deux-roues indien derrière Hero et Bajaj. Jusqu’alors très discret en Occident, même s’il avait soutenu Sherco dans son engagement au Dakar, TVS produit plus de 4.7 millions de motos et scooters par an, pour un chiffre d’affaires de 4 milliards d’euros (sur les 2 roues seuls).
 
Richard Arnold, Directeur Exécutif et Sudarshan Venu, Président de TVS
 
Son patron de 37 ans (il représente la quatrième génération dans cet énorme conglomérat familial) est un fervent pratiquant du deux-roues, et n’a pas hésité à miser 250 millions d’euros dans la relance de la marque.
 
Norton Manx
 
Au programme, une usine flambant neuve près de Birmingham, et dans un premier temps deux modèles, chacun en deux versions : la Manx, une sportive à moteur 1200 V4 à 72°, et l’Atlas, une trail bicylindre calée à 270° de 585 cm³.
 
Norton Manx R
 
Les esprits chagrins penseront que la mécanique de la Manx reste très proche de la génération précédente, mais Norton s’en défend : TVS possède le fameux bureau d’études bolognais Engines Engineering et ce moteur est revendiqué comme une pure création, même s’il reprend l’allure générale de l’ancien moteur (qui était lui-même très inspiré de l’Aprilia RSV4).
 
Atlas GT
 
Même message pour ce qui concerne le « petit » 600, même si l’on peut imaginer une certaine proximité avec le nouveau F 450 que produit désormais TVS pour BMW (en plus du mono G 310).
 
Brian Gillen, Directeur Technique
 
On le voit, Norton ne joue pas la carte nostalgie : même le logo historique a été abandonné. Une partie de la presse lui a d’ailleurs reproché cette rupture, et notamment un design élégant et sobre, comme les coloris, mais jugé trop lisse et épuré, masquant toute visserie ou aspérité. Norton considère précisément que ce positionnement assure l’identité de la marque, qui n’entend pas réaliser des volumes démesurés : on table sur quelques milliers de machines annuels.
 

 
L’importation en France devrait démarrer à l’été, assurée par une structure basée en Italie, à des tarifs qui pourraient être annoncés au prochain salon de Lyon.
 
Simon Skinner, responsable Design
 
 
NORTON – Manx R, la présentation vidéo Moto Magazine au salon de Milan.
 

 
 
Les nouveautés Norton du Salon de Milan.
 

 
 
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