ENDURANCE – 8h de Suzuka, le debrief du Tati Team Beringer Racing qui ramène 7 points du Japon

Le Tati Team Beringer #4 a pu relevé de nombreux défis lors des 8h de Suzuka 2024. Le team a su montrer sa résilience et sa détermination pour terminer dans un honorable top 15. L’épreuve du Japon promettait des circonstances difficiles, et les promesses ont été tenues. Les 16 membres de l’équipe restreinte, qui ont fait le déplacement, peuvent donc être fiers de leur performance sur ce circuit de F1 très exigeant.
 
Randy Krummenacher lors de son meilleur chrono sur le mouillé Crédit photo DR FIM-EWC / Tati Team Beaujolais Racing #4 (8 heures de Suzuka 2024)
 
Partis 31ème sur la grille de départ, le team a franchi la ligne d’arrivée à une remarquable 15ème place au général et la 14ème en catégorie « EWC ». Avec ce résultat, le team ramène 7 points de plus pour le Championnat. Et même si le team glisse du podium, il reste à l’aspiration des 3 premiers teams (teams officiels) et renforce son statut de premier team privé.
 

 
Patrick Enjolras, Team Manager du Tati Team Beaujolais Racing #4 :

 » Comme nous le prédisions, et comme tous les teams permanents du Championnat du Monde nous avons souffert. Nos pilotes, Hugo Clere, Randy Krummenacher et Corentin Perolari, découvraient le circuit de Suzuka pour la première fois. Ils ont su s’adapter rapidement à ses caractéristiques uniques (nldr : avec son profil en « 8 », le tracé offre presque autant de virages à droite qu’à gauche). En qualifications, nous avons rencontré pas mal de difficultés. Nous n’avons pris la que la 31ème position sur la grille, mais l’essentiel n’était pas là.

En course, avec nos forces, la persévérance et la constance, nous avons réussi à grapiller les places au fil des heures. Cette 15ème place (14ème en EWC) au drapeau à damier nous fait donc du bien. Si l’on retire les équipes japonaises qui préparent une moto de sprint spécifiquement pour Suzuka, nous sommes 5ème parmi les teams permanents et 2ème team privé.

C’est franchement bien, même si cela ne nous satisfait pas complétement. Ce résultat témoigne de la qualité, de la détermination et de la cohésion de notre équipe. En rangeant le box après la course, quand la pression est retombée, nous avons eu une grosse pensée pour les partenaires (Honda France, Ipone, AVA6, SOMEFI, King Tony, Arrow….) qui nous ont permis de faire ce déplacement au Japon.

L’objectif de l’équipe était de terminer dans le top 15. Cela pouvait sembler ambitieux compte tenu que notre seul, et meilleur, résultat ici était 48ème en 2019, mais nous l’avons fait. On ramène 7 points de plus au Championnat et nous renforçons notre position de 1er team privé. Je tiens également à féliciter Johan Zarco qui sur la Honda du HRC, spécialement faite pour Suzuka, a su tenir son rang de pilote de MotoGP pour remporter l’épreuve pour sa 1ère participation sur une course d’endurance ».
 

 
Baptiste Enjolras, Directeur Technique du Tati Team Beaujolais Racing #4 :

 » Avec le changement de gommes, de Pirelli à Dunlop, nous avons testé beaucoup de réglages châssis, freins, électronique. La semaine d’essais libres s’est déroulée de manière prometteuse mais aussi catastrophique. Lors de la 4ème session sur le mouillé, nous avons fait le meilleur temps. Mais, dans une autre session, Hugo a aussi subi une lourde chute qui a entraîné d’importants dégâts sur la Honda.

La préparation de la CBR 1000 RR-R pour la course a été donc perturbée. Au Japon, nous ne pouvons pas apporter autant de pièces de rechange que sur les autres épreuves en Europe. Les qualifications n’ont donc pas suivi une dynamique positive, malgré l’énorme travail du staff technique. Nous sommes 31ème sur la grille de départ. Ensuite, les prévisions (sec et avec des températures élevées) pour la course nous ont également posé un gros défi, notamment pour la gestion des pneus.

En endurance, il faut savoir que les gommes Bridgestone « de développement » écrasent toutes les autres marques (Pirelli ou Dunlop) qui proposent des slicks « du commerce ». Avec la chaleur, cette différence est accentuée. Alors nous avons opté pour un choix « défensif » avec un équilibre moteur-électronique-châssis intermédiaire mais fiable. Hugo, Corentin et Randy ont pu tenir des chronos « médians » mais réguliers. Sans faire de fautes, et avec de la constance dans les ravitaillements, nous avons petit à petit pu remonter dans le classement et ramener 7 points de plus du Japon ».
 

 
 
Abonnez-vous à la newsletter Mototribu