VOYAGE – aux portes du Tibet, un récit de Jacques Liautard, épisode 4, New Delhi – Nalagarh
Jacques Liautard nous a confié son carnet de voyage en Inde aux portes du Tibet en moto, voici le récit et les photos de ce périple.

New Delhi – Nalagarh
Dimanche 16 septembre 2018 Beau temps chaud 35°
Je me réveille quelques minutes avant le réveil, je ne l’arrête pas et traine un peu au lit, la sonnerie me fait me lever d’un bond.
Passage par la salle de bain puis je descends pour le petit déjeuner.
C’était censé ouvrir à 07h mais des convives en sont déjà presque à la fin.

Je demande à une table de 4 s’ils sont du groupe Vintage Rides, effectivement, ils en sont.
L’un d’eux a terminé et me laisse sa place.

Je commence à essayer de retenir les prénoms de tout le monde à commencer par Jean et Gervaise qui sont à la table.
Je bâcle le petit déjeuner et vais finir de me préparer.

Le téléphone sonne lorsque je sors de la chambre, je ne réponds pas, je me doute que c’est la jeune femme de Vintage Rides qui m’appelle.
On a dit 07h30 à la réception, j’y suis à 07h30.

Le minibus est déjà rempli, je prends place à l’avant de la voiture tandis qu’Alain et Catherine sont à l’arrière.
Ils viennent de haute Savoie et les grands parents habitent Montigny les Cormeilles côté la frette.

C’est le départ pour Nalagarh qui est une porte d’entrée vers l’Himachal Pradesh, au nord de l’Inde, à 300 km au nord de Delhi et à 40 km de Chandigarh.

Un peu d’histoire
Le fort, construit en 1421 sous le règne de Raja Bikram Chand, est situé sur une colline au pied de l’imposant Himalaya, offrant une vue panoramique sur les collines de Shivalik au-delà de la rivière Sirsa.
Loin du chaos des villes, Nalagarh est connu pour son abondance de verdure, sa sérénité et la vue imprenable sur les collines de Shivalik au-delà de la rivière Sirsa.
Les Mughals et les Britanniques pendant leur règne ont chéri la beauté de cet endroit et l’ont considéré comme un état princier et la touche royale est toujours vivante et indemne.
L’attraction principale de Nalagarh est le fort Nalagarh, qui attire des touristes de tout le pays.
Outre les attributs royaux attachés à l’endroit, Nalagarh embrasse avec succès la croissance dans l’acier, les produits chimiques, le cuir et les brasseries et est une ville industrielle en développement.
L’endroit est parsemé de ruines de nombreux forts autour de la vallée, notamment les forts de Chamba, Surajupur, Ramharh et Malaon.
Nous roulons un peu plus de 7h en nous arrêtant une fois pour boire et une autre fois sans raison à quelques minutes de Ranagarh.

Il fait très chaud dans la voiture, pas loin de 31°, la glacière a du mal à refroidir en dessous de 13°, je suis obligé de la tenir en permanence devant la climatisation pour qu’elle redescende à 06°.
J’espère que demain elle ne sera pas au chaud dans la voiture suiveuse.
Le chauffeur ne connait pas le nom de l’hôtel, je regarde dans les papiers et bien évidemment, nous sommes logés au Fort Ranagarh, je l’ai marqué plusieurs fois dans le guide.
Arrivée en courant de Jean-Pierre, l’un des autres passagers.

Les autres croyaient que nous allions directement à Shiam alors que c’est l’étape de demain et le GPS leur indiquait que nous n’étions pas sur la bonne route.
La voiture arrive en premier dans le parking de l’hôtel où de nombreuses Royal Enfield sont alignées.
Un groupe d’une autre compagnie va arriver à l’hôtel car la saison est propice.

Je passe à la réception faire scanner mon passeport avec le visa puis le réceptionniste me donne la chambre 242.
Cette dernière est grande mais un peu vétuste comme le fort dans son ensemble.
Je retrouve le guide Radjeev et les autres participants dans la salle de restaurant à 15h pour le déjeuner.

En principe nous aurions dû nous arrêter en route mais ça ne s’est pas fait.
Un buffet végétarien très copieux nous est offert.

Légèrement épicé, je sens bien que j’ai une bouche en feu après avoir terminé.
Un tchai vient un peu adoucir le feu.
Nous avons rendez-vous à 17h30 pour une prise en main des motos.

En attendant, je fais un tour dans le fort pour filmer et photographier.
Il y a un mariage et les mariés se font prendre en photo dans les jardins de l’hôtel.
La mariée est habillée en marron foncé tout comme le marié.
J’ai du mal à fermer puis à ouvrir le cadenas de la porte de la chambre et par deux fois je demande de l’aide à un serveur.
Finalement, je vois le problème, la serrure a tendance à tourner et il faut bien la remettre droite avant d’enfoncer la clef.

17h15, je descends avec Alain et Catherine jusqu’aux motos.
Il est embêté car il a oublié le support de sa GoPro pour le casque.
Je lui conseille de demander à Atul le mécanicien miracle qui effectivement trouve un support GoPro sur un vieux casque.
Alain va pouvoir filmer et je vais pouvoir aussi récupérer ses rushes.
17h30, nous découvrons les motos.
La mienne est immatriculée HP 33, j’imagine pour Himachal Pradesh.
Facile à retenir avec le 33.

Atul va me fixer les sacoches au retour de la prise en main.
Nous partons les uns derrière les autres, Agnès juste derrière le guide.
Sylvain qui me précède met un coup de klaxon et la moto s’arrête net, plus d’électricité.
Je stoppe un peu plus loin et attends que le guide fasse demi-tour ne voyant plus personne.
Atul répare la panne, c’est le câble du klaxon qui a fait une masse sur la moto.

Nous partons pour un petit tour sur des routes en plus ou moins bon état, avec du sable, des graviers, des animaux, de la circulation et rentrons une petite demi-heure plus tard à l’hôtel.
Atul distribue des feuilles à remplir si nous voyons un problème sur la moto au départ mais il me dit que la mienne est en bon état.
Elle n’a que 6700 kms et n’a pas encore été abimée.
Je suis épuisé avec la chaleur et l’équipement moto.
Tout le monde a roulé en petites chaussures et tee shirt, j’ai mis l’équipement complet et j’ai vraiment très chaud.
J’ai roulé à l’instinct avec les lunettes de soleil, j’espère que demain je serai plus en forme.
Nous avons rendez-vous à 20h pour le dîner et 08h demain matin pour le petit déjeuner.

Je passe à la réception chercher le code wifi mais je ne reste pas longtemps assis sous les ventilateurs qui tournent en permanence.
Je vais dans une cour intérieure mais le vrillement de moustiques autour de moi m’en chasse rapidement.
Je vais voir où en est Atul avec les sacoches, il termine de les attacher, ça ne pose aucun problème et m’évitera de porter un sac à dos.
De retour à la chambre, je tape le journal, il est 19h, nous avons rendez-vous à 20h pour le dîner.
Nous nous retrouvons dans la salle de restaurant.
Une grande table a été dressée afin de ne pas séparer le groupe ce qui est plus sympa qu’à l’arrivée.
Un buffet chaud et froid est à notre disposition.
Riz, poulet en sauce etc.
Je mange légèrement, nous discutons puis nous allons nous coucher.
Demain petit déjeuner à 08h, départ à 09h.
C’est cool.
Il y a un mariage dans l’hôtel et d’énormes baffles envoient de la musique faisant vibrer la chambre d’Alain et Catherine qui sont juste en dessous.
D’après Radjeev, ils vont arrêter à 20h, je préfère mettre les boules quiès.

À suivre…
