HOMMAGE – la FIM rend hommage à Fausto Gresini

La famille du motocyclisme est profondément attristée par le décès de Fausto Gresini. Double champion du monde en 125cc et figure emblématique du paddock en tant que fondateur de l’équipe Gresini, le légendaire Italien nous manquera énormément.
 
Fausto Gresini, Alvaro Bautista, Scott Redding, Enea Bastianini, Niccolo Antonelli
 
Tout commence donc en 1983 au guidon d’une MBA, qu’il hisse d’emblée sur le podium à Anderstorp.

À cela s’ajoute une pole obtenue en Yougoslavie.

Huitième pour ses débuts, le jeune Italien parvient toutefois à hausser le ton, en collectant trois autres Tops 3 en 1984, dont cette fameuse victoire sur cette même piste suédoise.

La consécration arrive finalement l’année suivante et pour cause : le représentant Garelli y figurera huit fois parmi les trois premiers, avec trois succès supplémentaires.
 
Fausto Gresini et Gabriel Rodrigo
 
De quoi ravir le titre devant Pierpaolo Bianchi ! Mais cette couronne, le transalpin ne sera pas en mesure de la conserver en 1986, battu pour huit points par son compatriote Luca Cadalora, qui partira ensuite en 250cc.

Disposant du champ libre, Fausto Gresini survole alors ses adversaires pour prendre sa revanche.

Il enchaînera d’ailleurs pas moins de dix triomphes : un carton plein sans cette maudite crevaison alors qu’il pointait en tête lors de la finale madrilène.
 
Fausto Gresini et Fabio Di Giannantonio
 
En 1988, une blessure le tiendra néanmoins à l’écart un certain nombre de courses.

Il effectuera dans la foulée un bref passage par Aprilia, à qui il offrira un podium.

De 1990 à 1994, il évoluera en revanche pour le compte de Honda.

Il y terminera à deux reprises vice-Champion…

En 1991 tout d’abord, il se rapprochait du n°1 Loris Capirossi sans pouvoir le renverser.

Puis en 1992, il s’inclinait face à Alessandro Gramigni. Fin 1994, Fausto Gresini raccrochait le cuir.
 
Fausto Gresini et Niccolo Antonelli
 
En 1997, il lance sa propre équipe baptisée Honda Racing Gresini au sein de laquelle il engage Alex Barros.

Dans un premier temps aligné en 500cc, le team se rabat vers la 250cc à compter de 1999.

Parmi les pilotes qui officieront pour lui, on citera : Loris Capirossi, Daijiro Kato, Vincent Philippe, Emilio Alzamora, ou encore Roberto Rolfo.

En 2001, le regretté Daijiro Kato sera au passage sacré sous ses couleurs.
 
Fausto Gresini et Bryan Staring, Alvaro Bautista, Lorenzo Baldassari et Niccolo Antonelli
 
Après une saison à mener deux programmes de front en MotoGP™ et en 250cc, le clan décide de se consacrer exclusivement à la cour des grands, ou du moins durant sept saisons; une période qui débutera de façon tragique, avec le décès de son Japonais.

Durant trois années consécutives, ils atteindront tout de même la deuxième place du Championnat, grâce à Sete Gibernau et Marco Melandri, avant de reculer quelque peu dans la hiérarchie.
 
Fausto Gresini et Gabriel Rodrigo
 
En 2010, le team Gresini Racing fait parallèlement son retour en catégorie intermédiaire et la réussite sera de suite au rendez-vous comme en atteste ce titre de Toni Elias.
 
Fausto Gresini avec Hiroshi Aoyama et Marco Simoncelli
 
En 2011, son équipe est de nouveau frappé par la disparition d’un des siens : Marco Simoncelli, en marge du GP de Malaisie.
 
Fausto Gresini et Paolo Simoncelli
 
À compter de 2012, leur projet prend de l’ampleur, puisque Gresini Racing est désormais représenté sur les trois grilles et même une quatrième corde viendra s’ajouter à son arc en 2019, avec l’avènement de la Coupe du Monde FIM Enel MotoE™.

De nombreux jeunes se feront pendant ce temps-là connaître au sein de leur structure Moto3™, à l’instar d’Enea Bastianini (Esponsorama Avintia), de Fabio Di Giannantonio (Federal Oil Gresini Moto2) qui retrouve d’ailleurs sa famille cette année ou de Jorge Martín (Pramac Racing), sacré en 2018 !
 
Fausto Gresini et Scott Redding, Niccolo Antonelli, Enea Bastianini et Alvaro Bautista
 
En 2015, ils rejoignent également le programme Aprilia, délaissant ainsi Honda qui les accompagnait depuis les prémices : une page blanche à écrire, mais pas de quoi leur faire peur.

On signalera également ce titre de Matteo Ferrari (Trentino Gresini MotoE) sur l’Energica Ego Corsa en 2019, battu la saison suivante par Jordi Torres (Pons HP40).
 
Fausto Gresini avec Michele Pirro et Alvaro Bautista
 
 
Carmelo Ezpeleta, PDG de Dorna Sports :

« Je suis profondément attristé par la perte de Fausto.

C’était un très bon ami et je l’aimais beaucoup.

J’ai suivi de près l’évolution de son état et j’ai eu la chance de pouvoir lui parler alors même qu’il était à l’hôpital.

Je suis vraiment désolé de subir une telle perte dans le paddock et je tiens à adresser mes plus sincères condoléances à sa famille, à ses amis et aux membres de son équipe ».
 
Fausto Gresini avec Niccolo Antonelli
 
 
Jorge Viegas, président de la FIM :

« Fausto Gresini s’est battu pendant longtemps pour vaincre cet ‘ennemi invisible’ qui nous a pris un de nos héros.

J’ai appris à apprécier Fausto d’abord en tant que coureur, puis en tant que directeur d’équipe, toujours au sommet de ses capacités.

Ce qui va me manquer le plus, ce sont les longues discussions de paddock »avec lui, où il a toujours montré qu’il avait des opinions très sages mais aussi qu’il était l’un des directeurs d’équipe les mieux informés, avec une énergie et une motivation incroyables.

Je voudrais exprimer ici mes plus sincères condoléances à sa famille, à son équipe et à ses amis, au nom de la FIM et en mon nom personnel ».